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L'école va mal ? Ça tombe mal, moi aussi j'ai mal ma bonne dame.

Le 8 mars 2014, 14:08 dans Maternité 1

 

Oui ami lecteur, ça faisait mille an que je n'avais pas billeté, des grumelles et un métier ça prend du temps. Car oui mon ami, Mamalacompote n'est pas que maman, c'est aussi une femme (féministe de surcroît, donc en ce 8 mars, mes griefs sont plus que multiples) et une professeure des écoles. Une institutrice quoi. Une maîtresse d'école. Cette profession magnifique qui faisait faire figure de notables à ceux qui l'exerçaient dans nos campagnes en inspirant un profond respect.

Mais ça, c'était avant.

Avant que la profession ne se féminise. Car oui, j'en suis sûre, la diminution du respect va de paire avec la féminisation d'une profession (ça commence à le faire chez les médecins, t'as qu'à voir!).

 

Bref, j'ai mal. Très mal. Mal à l'école, à ma profession que j'ai choisie. Un grand choix de ma vie, pour lequel j'ai dû me battre et qui a nécessité que je me réoriente après le bac. Bref. Je l'ai choisi ce métier parce-que je l'aimais aime. Vraiment. Et j'en étais suis fière aussi.

Car il est beau ce métier, passionnant et... indispensable.

Oui, je me la pétais pète, je me la racontais raconte, parce-que je forme le citoyen de demain. Parce-que mes parents sont très fiers de moi. Parce-que Papalacompote est aussi très fier de moi.

 

J'ai mal à MON école, à mes collègues géniales et géniaux, parce-qu'on s'en prend plein la tronche.

Parce-que les parents d'élèves, s'il est largement légitime (et même chaudement recommandé) qu'ils se sentent concernés par leurs enfants, nous posent des questions, viennent nous voir, etc., se prennent pour nos chefs, nos supérieurs hiérarchiques, nos employeurs. Au choix ou tout à la fois.

 

Entre ceux qui n'en ont rien à fouttre faire de l'école et qu'on ne voit jamais (ça aussi ça me fatigue) et ceux qui nous harcèlent (oui vraiment), où sont les parents normaux (pardon, je veux dire ordinaires) comme l'étaient mes parents à moi (que j'aime trop trop trop parce qu'ils sont géniaux mais bon, on est hors-sujets là) ou ceux de mes copines ?

Ils étaient très concernés, suivaient de près ma scolarité, me faisaient réciter mes leçons et faire mes devoirs (oui, écrits, quel scandale, alors que déjà interdits depuis 1956!), signaient tout ce qui était à signer et prenaient même un jour de congé une fois par an pour m'accompagner en sortie !

Bon, j'exagère, il y en a encore des comme ça, et heureusement, mais hélas, de moins en moins...

 

Plusieurs griefs de nos « nouveaux employeurs » :

 

  • L'autorité. Aaaaahhhhh ! L'autorité ! Ces parents se plaignent de notre manque d'autorité et du manque de discipline dans nos classes... Mais comme les cons, c'est toujours les gnards des autres, si tu oses punir petit(e) prince(ss)e chéri(e), tu es vraiment très très méchante et on espère que tu n'es pas si sévère avec tes propres enfants (vrai de vrai mes chatons, je l'ai vécu il y a quelques semaines)... Du coup, certains parents demandent à assister à nos cours... Mais ouiiiiiiiii....

  • le niveau scolaire : les parents s'inquiètent du niveau scolaire de l'école par rapport aux autres écoles de la ville... Oui, bah va falloir faire un choix : si vous voulez que vos enfants progressent, va falloir ouvrir le cartable et les cahiers le soir ! Oui, apprendre se fait aussi parfois dans la douleur...

  • la surveillance de la cour de récréation : ô mon dieu les enfants tombent ! Mais que font les maîtresses ?! On les pousse ducon. Et on les piétine après.

  • La communication : Pour être au courant des choses, ouvrez le cahier de correspondance, c'est une mine d'or d'informations. Mais sinon, c'est vrai, nous n'avons pas communiqué le trombinoscope de l'équipe cette année. C'est un scandale. Je ne sais quelle photo choisir : à la plage ? À la maternité ? Ma photo d'identité où on dirait que je sors de taule ? Ah ! On nous demande aussi nos coordonnées pour nous contacter ! Le cahier de correspondance on t'a dit bowwwwdel !

 

Et encore, j'en passe ! Sur le manque de réunions collectives (la dernière que j'ai faite en janvier à mon retour de congé maternité, 4 familles sur 24 se sont présentées), sur le nombre trèèèèèès important de grèves (bah allume ta télé et tu comprendras pourquoi on la fait cette grève qui nous fait perdre une journée de salaire), etc. etc.

 

Voilà. L'école va mal. Même si on aime encore y aller.

On se demande bien pourquoi.

Mais bon, ça va s'arranger, notre ministère nous soutient lui...

 

 

 

De la fin du congé maternité

Le 1 décembre 2013, 15:14 dans Maternité 0

 

Et oui, car tout a une fin. Dix mois que je ne travaille plus. Il va donc falloir y retourner.

 

O toi mon congé mat’, oui toi ! Au tout tout début, je t’ai vraiment aimé car enfin, je pouvais me reposer après tous ces vomis intempestifs qui surgissaient même pendant la classe (oui, je suis instit’, enfin, professeur des écoles)… Tu sais, ceux-là même qui m’interrompaient en pleine séance de français où je devais sortir urgemment pour vomir mes tripes me soulager et où je revenais la tronche inondée de mascara dégueu quelque peu déconfite…

« T’as vomi maîtresse ? », « T’as une gastro ? »… Ouais, et elle va durer 9 mois mon brave !

O congé mat’, toi qui m’as extirpée de cette classe horrible de cassos d’élèves en difficulté qui sont passés de la phase tropchoubidoulamaîtresseestenceinteonvaêtretropmignons à la phase onsentapeonestreloucestplusfortquenous en même pas trois jours…

 

Oui, je t’ai vraiment aimé jusqu’au verdict : col tout pourri, tu resteras allongée ma poule ! A 3 mois ½ de grossesse… J’ai accouché à 8 mois et une semaine, faites le calcul de mes escarres…

 

Et voilà le début de la guerre entre nous, l’ennui sans nom, le décompte des jours, le stress de la fausse couche, les jours sans fin.

 

Je t’ai haï mon congé mat’, tant que tu t’appelais congé maladie, oui, je t’ai haï.

 

Puis, tu t’es transformé tranquillement en congé patho, et déjà, ce titre me plaisait plus… Quand enfin tu es devenu officiellement CONGE MATERNITE, là, oui, je t’ai à nouveau aimé !

 

Et le 18 juin… Enfin Brunette et Blondie étaient là… Et là, tu as commencé à défiler… les deux premiers mois sont passés à une vitesse folle (et heureusement !) avec les biberons toutes les 3 heures, les coliques, … Dur dur ! Mais les filles étaient déjà tellement belles !

 

C’est alors qu’un beau jour de septembre, mes poupées ont fait leurs nuits : ce fut le début de notre passion folle mon congé mat’ ! Fatigue toujours présente, mais plus l’épuisement qui te rend ouf, et enfin la joie, le bonheur !

Depuis, j’ai savouré chaque seconde de ce temps pour nous, pour moi, pour devenir mère, vraiment, pas juste à donner des biberons et changer les bébés. On a toujours beaucoup câliné nos petites, mais là, les biberons se sont espacés, les phases d’éveil se sont multipliées et ce temps en plus devient délicieux de jeux et de câlins, de vrais câlins, pas juste pour consoler ou endormir. Juste comme ça, pour le kiffe, le bonheur de snifer son bébé. Parce qu’elles snifent bon mes filles, bon sang ce qu’elles snifent bon !

 

Mais dans 12 jours, tout sera terminé… Je devrai retourner travailler. Passer mes journées sans elles. Avec cette boule au ventre de quand elles ne sont pas avec moi. En devant les confier. Confier mes si petites bébés. Pour m’occuper des enfants des autres.

Mais il le faut, pour moi, pour elles. Je ne suis pas faite pour rester chez moi toute la vie. Je ne suis pas une mère au foyer dans l’âme, j’ai besoin d’avoir ma vie pour moi, mon univers à moi, ma classe, mes élèves, mes collègues.

 

Alors je suis une grande fille, une femme, et je vais y aller presque sans pleurer.

Mais alors, je vais avoir besoin de gros câlins de Papalacompote et de mes bébalacompote (et de Compote la chienne, la vraie !) pour y arriver !!!

Et je vais aussi avoir besoin des bonnes blagues de mes collègues !

 

Haut les cœurs, on y va, Mamalacompote redevient une femme.

De l’hystérosalpingographie (non, ce n’est pas un gros mot, mais presque).

Le 18 octobre 2013, 15:16 dans Maternité 2

Amie lectrice (et lecteur car les hommes ont aussi le droit de lire ce blog), après avoir exposé les grandes lignes de cette douce histoire de la FIV et ses beaux côtés –car malgré tout, notre histoire est belle, c’est la nôtre et je l’aime- je me dois de raconter les éléments les moins drôles aussi…

 

Je vais donc m’atteler à la tâche en vous parlant de cet examen qui permet de vérifier la perméabilité de vos trompes mesdames : l’hystérosalpingographie !

Alors, attention, pour moi, ce fut une expérience horrible, mais je connais des filles (enfin une) qui n’ont pas du tout souffert !

 

Voilà ce qu’en dit notre ami à toutes et à tous, wikipédia, et ce que j’en dis MOI :

 

L’hystérographie ou hystérosalpingographie est un examen de radiologie permettant l'étude du col de l'utérus, de la cavité de l'utérus, et des trompes utérines.

Il consiste à introduire, dans le col de l'utérus, une canule ou un cathéter à ballonnet, servant à injecter un produit liquide radio-opaque, et à pratiquer des clichés radiologiques pendant l'injection de ce liquide.

Il est pratiqué dans la première partie du cycle menstruel, c'est-à-dire avant la survenue de l'ovulation.

Cet examen, très utilisé en gynécologie avant l'invention de l'échographie, a vu ses indications se restreindre essentiellement à l'étude des malformations utérines et à l'étude de la perméabilité des trompes utérines.

Il est maintenant de plus en plus remplacé par l'hystérosonographie, et par l'hystéroscopie.

Indications

Actuellement, l'indication principale et quasiment unique de cet examen est le bilan de la fertilité.

Préparation nécessaire

La patiente se verra prescrire une prise d'antibiotique avant l'examen, afin de neutraliser les germes potentiellement présents à l'entrée du col de l'utérus, permettant ainsi d'éviter une infection de la cavité utérine et des trompes.
La patiente devra aussi fournir une biologie de la fertilité datant de moins de 48 heures, c'est-à-dire une analyse sanguine donnant le taux de béta-HCG dans le sang, pour s'assurer qu'il n'y a pas de grossesse en cours.

Contre-indications

Les contre-indications principales sont les infections de la région génitale, par exemple une infection urinaire, une vaginite ou une salpingite. La grossesse est aussi une contre-indication absolue pour cet examen.

Intérêt de l'examen

Cet examen permet une visualisation radiologique du col utérin, de la cavité utérine, des trompes de Fallope, de l'abouchement des trompes vers les ovaires et de la bascule de l'utérus. Sur la dernière image, il arrive que le produit de contraste dessine le contour des ovaires.

L'une des principales pathologies décelables est la sténose des trompes, qui se traduit par une absence de produit de contraste à l'abouchement des trompes.

L'examen peut aussi révéler des variances anatomiques non pathologiques, par exemple un utérus rétro-versé.

 

Déroulement de l'examen (c’est là que ça devient drôle ! Ou pas…)

La patiente est invitée à vider sa vessie, puis elle devra être vêtue d'une blouse d'examen. L'examen comporte un total de 8 clichés radiologiques, qui se déroule comme suit :

J’ai donc été invitée moi aussi à vider ma vessie (joliment dit !)… Puis à retirer « tout le bas » comme ils disent… Oui, même les chaussettes… J’avais froid et les fesses à l’air, bonheur et joie !

 

1 : Sans préparation

La patiente est allongée sur le dos sur la table de radio, les jambes allongées. Le cliché est réalisé sans intervention invasive.

Tout avait bien commencé avec la manipulatrice radio, qui fit donc ce cliché tout simple de mon bassin.

Ce n’est qu’après que tout s’est gâté… Elle me dit « Maintenant, vous allez attendre le médecin. Vous allez voir, tout va bien se passer, une fois qu’il sera là il n’y en a que pour 10 minutes-un quart d’heure ! »

J’ai donc attendu le médecin, allongée sur la table, sans culotte, dans le froid pendant 45 minutes ! Inutile de préciser que je suis d’une pudeur maladive, donc le froid cumulé au stress, je tremblais comme une feuille. Et encore, je ne savais pas que j’allais souffrir comme rarement j’ai souffert dans ma vie…

 

2 : Mise en place de la sonde

La patiente doit se placer en position gynécologique (Note pour nos amis les hommes : ça veut dire les jambes écartées, fesses nues hein !), puis le médecin radiologue met en place un spéculum. Cet instrument lui permet de réaliser une désinfection du col de l'utérus à l'aide d'une solution adaptée. Ensuite le médecin met en place une sonde dans le col de l'utérus et gonfle le petit ballonnet.
La mise en place de ce ballonnet est la partie de l'examen souvent ressentie comme étant la plus douloureuse. Les patientes comparent généralement cette douleur à celle qu'elles éprouvent durant leurs règles. Cette sensation est très variable d'une femme à une autre ; les patientes les plus décontractées ne ressentant aucune douleur.
Une fois la sonde mise en place et fixée par le ballonnet, le deuxième cliché est réalisé.

Le médecin est arrivé, m’a serré la main et me dit « Bah dis donc vous tremblez ! On est stressée ma petite dame ? »

Bah non Ducon, je suis la chouette à l’air depuis 45 minutes dans le froid, je suis hyper bien, je pensais même rester encore un petit moment comme ça ! Comme c’est bon d’être à oilou dans un endroit froid et inconnu quand on sait qu’on va se faire tripoter l’intimité par un vieux !

 

Je lui répondis donc que oui, quelque peu, que cela faisait 45 minutes que je l’attendais tout de même, dans une situation qui n’était pas franchement des plus confortables ! Connard de merde !

Et là, la torture commença. Il me montra une « tulipe » (la sonde), m’expliqua qu’il allait « m’enfoncer cela dans le vagin » (je reprends ses termes) et qu’il allait « m’aspirer le col » (oui, alors tu vas rien m’inspirer du tout, tu dégages bordel !!!).

L’angoisse montait et à partir de ce moment là, je ne pouvais plus l’écouter, je voulais juste partir et qu’il me laisse tranquille avec sa tulipe qui ne ressemblait pas à une tulipe mais à un énorme bâton noir effrayant.

 

3 : En réplétion

Le médecin radiologue commence à injecter du produit de contraste dans la cavité utérine. Comme pour la mise en place de la sonde, la patiente peut ressentir une douleur semblable à celle des règles.
Le troisième cliché est réalisé une fois que la cavité utérine est emplie de produit.

Sitôt son discours d’épouvante terminé, il m’annonça m’insérer le liquide de contraste et me prévenant que peut-être je sentirai quelque-chose comme de légères douleurs de règles.

Mais oui ! Qu’il me parle de ses dernières règles ce pervers sadique monsieur, on va bien rire tous ensemble !

 

J’ai ressenti d’abord comme une vague de chaleur, puis d’horribles contractions, j’en hurlais. Et cet abruti idiot fini me demanda de ma calmer, que je faisais trop de spasmes et qu’il ne voyait pas grand-chose.

Depuis quand on contrôle des spasmes vaginaux ?!?!

Réalisant sûrement l’absurdité de ses propos, il demanda à son assistante de me donner des médicaments urgemment pour contrôler les spasmes. Cela fonctionnait, mais j’avais tellement mal !

 

4 : Oblique Gauche
Le médecin radiologue demande à la patiente de se tourner sur le côté vers la gauche en basculant le bassin. Cette position permet de mieux dérouler les trompes sur le cliché.

Alors là, on lol tous ensemble, j’avais tellement mal et je contractais tellement que je ne pouvais pas me tourner toute seule…  Il a fallu qu’il me tourne lui-même sur les côtés (en râlant bien sûr, je devais être vraiment la patiente pénible du jour), retenir ma respiration pendant qu’il prenait les clichés, bref, ce fut le quart d’heure le plus long de ma vie.

 

5 : Oblique Droit
De même à droite.

 (bah oui !)

 

6 : Profil
La patiente se tourne complètement sur le côté de façon à obtenir une image de profil du col et de l'utérus.

Bon, bah, pareil hein !

 

7 : Évacuation
La patiente revient sur le dos, et le médecin radiologue retire la sonde. Ce cliché permet de voir l'intégralité du col de l'utérus, puisque la partie basse était masquée par la sonde jusqu'à présent.

Bon, là, je ne me souviens plus…

 

8 : Tardif
Une fois tout le matériel retiré (sonde, spéculum), la patiente est invitée à aller aux toilettes afin d'évacuer le produit de contraste restant dans l'utérus. Enfin la patiente est rallongée sur le dos, comme pour le premier cliché.
Ce dernier cliché permet de voir si le produit de contraste diffuse ou non dans la cavité péritonéale, ce qui est normalement le cas.

A la fin de l’examen, le médecin s’en alla (mon envie de lui hurler dessus et de l’insulter était à la limite du supportable) et l’assistante me tendit une serviette hygiénique sans m’expliquer quoi que ce soit, à part que je devais aller aux toilettes pour évacuer le produit de contraste. En sortant des toilettes, je demandai alors innocemment (et un peu sonnée) si le produit était rouge, ce à quoi elle me répondit que non, mais que je saignais beaucoup (et me prévenir avant que j’aille aux toilettes, ça aurait coûté plus cher ?) ! Merci ma bonne dame de me prévenir après !

Et oui, j’en ai saigné pendant une semaine…

 

Aaaaaahhhhh ! Quel souvenir !!! Heureusement, ce fut le seul examen de ce type, aussi douloureux. Je n’étais qu’au début et il fallait que je me prépare à d’autres examens encore et encore… Il allait falloir prendre sur moi et travailler sur mon rapport au corps et à la pudeur… Nous n’étions qu’en 2010…

 

 

Aller, je vous laisse !

Bisous les petits chats !

 

 

 

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